© Cécile Gabriel

Juan Diaz Canalès

Juan Díaz Canalès sera présent pour la sortie nationale de Blacksad le vendredi soir ainsi que le samedi sur le salon. 

Juan Díaz Canalès est né en 1972 à Madrid, en Espagne. Il lit très tôt de la bande dessinée avant de s’intéresser au dessin animé. C’est décidé, il en fera son métier ! À 18 ans, il intègre un studio d’animation et y rencontre Juanjo Guarnido, avec lequel il se lie d’amitié. Juan reste en Espagne alors que Juanjo part en France travailler pour les studios d’animation de Disney. Mais cela ne les empêche pas de réfléchir à un projet de bande dessinée, ce qui donnera des années plus tard Blacksad. Juan Díaz Canalès continue de fréquenter l’école des Beaux-Arts, puis, en 1996, fonde avec trois autres dessinateurs une société d’animation baptisée « Tridente Animation ». Il est ainsi amené à travailler avec des entreprises européennes et américaines. Díaz Canalès partage son temps entre son activité de scénariste pour la BD ou l’animation et celle de superviseur de séries télé et de films d’animation longs-métrages. Blacksad est sa première série qui voit le jour en 2000 et qui s’inscrit dans le pur esprit du polar noir américain. Devenue culte, adaptée en jeu vidéo en 2019 (Under the skin), la série est publiée dans plus de 20 pays et connaîtra une actualité en 2021 après 7 ans d’absence !

Mais le scénariste a également collaboré avec plusieurs dessinateurs dont José-Luis Munuera sur le très beau diptyque Fraternity (Dargaud, 2011) et Ruben Pellejero, de succéder à Hugo Pratt pour la reprise des aventures de Corto Maltese (Casterman). En 2015, il sort chez l’éditeur espagnol Astiberri un roman graphique dont il signe le scénario et le dessin sous le titre Au fil de l’eau (parution chez Rue de Sèvres en 2016). Il collabore également avec le dessinateur Antonio Lapone et la co-scénariste Teresa Valero en créant le diptyque Gentlemind (Dargaud, 2020), qui raconte le destin poignant d’une femme qui hérite d’un magazine de charme, « Gentlemind », dans le New York des années 1950/1960. Il prépare également un diptyque fantastique avec le dessinateur Toni Fejzula, à paraître chez Dargaud.